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Sauveteurs secouristes du travail : des acteurs du maintien de l’activite pendant la crise sanitaire

Publié le Mars 2021

Durant la crise sanitaire, les formations au sauvetage secourisme du travail ont été maintenues et l’obligation de disposer de salariés SST n’a pas été assouplie par les autorités. Une décision qui s’explique notamment par la conviction que ces salariés sensibilisés à la prévention des risques pouvaient devenir des acteurs privilégiés de la lutte contre la contamination sur les lieux de travail et donc du maintien de l’activité des entreprises dans des conditions optimales malgré les circonstances.

“Peu après le début de la crise sanitaire, j’ai été désigné salarié référent Covid-19 par mon employeur”, explique Xavier, salarié d’une PME du BTP. “Mon rôle, précise-t-il, consiste à veiller au respect des règles sanitaires et à leur bonne adaptation à nos contextes de travail. Je fais aussi beau¬coup de pédagogie, pour rassurer les collè¬gues inquiets et m’assurer que tout le monde comprend les règles mises en œuvre par l’entreprise, parce que seule une règle comprise est bien suivie.”

Les SST, acteurs de la prévention
Xavier a été désigné référent Covid-19 parce qu’il a par ailleurs suivi la formation de Sauveteur secouriste du travail (SST). Un choix judicieux car, depuis une dizaine d’années, la mission des SST n’est plus centrée sur le seul secours. Dans les docu¬ments de référence consacrés aux dispositifs de formation des SST, l’INRS affirme en effet explicitement sa volonté de “positionner cette formation comme moyen fort, prioritaire, de sensibilisation et de diffusion de la prévention dans les entreprises de tout secteur d’activité”. Autrement dit, le salarié sauveteur secouriste du travail est envisagé comme un vecteur de la culture de prévention.
Une étude consacrée, en 2018, à l’acciden¬tologie des jeunes travailleurs confirme la pertinence de cette approche (1). En effet, les jeunes ayant bénéficié d’une formation de Sauveteur Secouriste du Travail (SST) ont en moyenne 30?% d’accidents du travail en moins que les autres. Ce résultat démontre avec éclat que le SST n’est pas seulement un sauveteur intervenant lorsque l’accident est survenu mais qu’il contribue aussi à la prévention des risques.

Une formation adaptée aux enjeux de la crise sanitaire
Comme le stipule la circulaire?53/2007 consacrée aux SST, “les sujets développés lors de la formation à la prévention des risques professionnels rendent le SST plus conscient des conséquences de l’accident, plus motivé à adopter un comportement préventif et font ainsi progresser la prévention dans son entreprise”.
C’est pourquoi, lorsque le monde du travail a été confronté à la nécessité d’adopter une série de mesures nouvelles pour relever le défi de la crise sanitaire provoquée par la Covid-19, l’idée s’est vite imposée de s’appuyer sur les compétences des SST. en matière de prévention. Ainsi, conformément aux prescriptions de l'INRS, la formation SST comprend désormais un module obligatoire spéciale¬ment consacré à la prévention des risques de transmission du COVID-19 sur les lieux de travail.

Des vecteurs de confiance
Ce chapitre est essentiel car il offre au salarié SST la légitimité requise pour relayer efficacement auprès de ses collègues les dispositions prises par l’entreprise pour appliquer le protocole sanitaire édicté par le gouvernement à destination des entreprises. En effet, fort des compétences qu’il a acquises, le SST est en mesure d’expliquer à chacun les règles et la nécessité de les respecter. Il est aussi mieux placé que la hiérarchie pour rassurer les salariés les plus inquiets. “Certains de mes collègues étaient tentés de se mettre en arrêt ou de faire jouer un droit de retrait par ailleurs contestable. Je leur ai expliqué qu’ils pouvaient avoir confiance dans les protocoles adoptés, qu’ils ne risquaient rien s’ils s’y conformaient”, explique encore Xavier.
Vecteurs de la culture de prévention, les Sauveteurs secouristes du travail se révèlent aussi des vecteurs de confiance. Inutile de dire que, dans les circonstances actuelles, il s’agit d’une contribution essentielle au bon fonctionnement des entreprises.

(1) “Accidentologie des jeunes travailleurs”, INRS,
février 2018, consultable sur www.inrs.fr.
Durant la crise sanitaire, les formations au sauvetage secourisme du travail ont été maintenues et l’obligation de disposer de salariés SST n’a pas été assouplie par les autorités. Une décision qui s’explique notamment par la conviction que ces salariés sensibilisés à la prévention des risques pouvaient devenir des acteurs privilégiés de la lutte contre la contamination sur les lieux de travail et donc du maintien de l’activité des entreprises dans des conditions optimales malgré les circonstances.

“Peu après le début de la crise sanitaire, j’ai été désigné salarié référent Covid-19 par mon employeur”, explique Xavier, salarié d’une PME du BTP. “Mon rôle, précise-t-il, consiste à veiller au respect des règles sanitaires et à leur bonne adaptation à nos contextes de travail. Je fais aussi beau¬coup de pédagogie, pour rassurer les collè¬gues inquiets et m’assurer que tout le monde comprend les règles mises en œuvre par l’entreprise, parce que seule une règle comprise est bien suivie.”

Les SST, acteurs de la prévention
Xavier a été désigné référent Covid-19 parce qu’il a par ailleurs suivi la formation de Sauveteur secouriste du travail (SST). Un choix judicieux car, depuis une dizaine d’années, la mission des SST n’est plus centrée sur le seul secours. Dans les docu¬ments de référence consacrés aux dispositifs de formation des SST, l’INRS affirme en effet explicitement sa volonté de “positionner cette formation comme moyen fort, prioritaire, de sensibilisation et de diffusion de la prévention dans les entreprises de tout secteur d’activité”. Autrement dit, le salarié sauveteur secouriste du travail est envisagé comme un vecteur de la culture de prévention.
Une étude consacrée, en 2018, à l’acciden¬tologie des jeunes travailleurs confirme la pertinence de cette approche (1). En effet, les jeunes ayant bénéficié d’une formation de Sauveteur Secouriste du Travail (SST) ont en moyenne 30?% d’accidents du travail en moins que les autres. Ce résultat démontre avec éclat que le SST n’est pas seulement un sauveteur intervenant lorsque l’accident est survenu mais qu’il contribue aussi à la prévention des risques.

Une formation adaptée aux enjeux de la crise sanitaire
Comme le stipule la circulaire?53/2007 consacrée aux SST, “les sujets développés lors de la formation à la prévention des risques professionnels rendent le SST plus conscient des conséquences de l’accident, plus motivé à adopter un comportement préventif et font ainsi progresser la prévention dans son entreprise”.
C’est pourquoi, lorsque le monde du travail a été confronté à la nécessité d’adopter une série de mesures nouvelles pour relever le défi de la crise sanitaire provoquée par la Covid-19, l’idée s’est vite imposée de s’appuyer sur les compétences des SST. en matière de prévention. Ainsi, conformément aux prescriptions de l'INRS, la formation SST comprend désormais un module obligatoire spéciale¬ment consacré à la prévention des risques de transmission du COVID-19 sur les lieux de travail.

Des vecteurs de confiance
Ce chapitre est essentiel car il offre au salarié SST la légitimité requise pour relayer efficacement auprès de ses collègues les dispositions prises par l’entreprise pour appliquer le protocole sanitaire édicté par le gouvernement à destination des entreprises. En effet, fort des compétences qu’il a acquises, le SST est en mesure d’expliquer à chacun les règles et la nécessité de les respecter. Il est aussi mieux placé que la hiérarchie pour rassurer les salariés les plus inquiets. “Certains de mes collègues étaient tentés de se mettre en arrêt ou de faire jouer un droit de retrait par ailleurs contestable. Je leur ai expliqué qu’ils pouvaient avoir confiance dans les protocoles adoptés, qu’ils ne risquaient rien s’ils s’y conformaient”, explique encore Xavier.
Vecteurs de la culture de prévention, les Sauveteurs secouristes du travail se révèlent aussi des vecteurs de confiance. Inutile de dire que, dans les circonstances actuelles, il s’agit d’une contribution essentielle au bon fonctionnement des entreprises.

(1) “Accidentologie des jeunes travailleurs”, INRS,
février 2018, consultable sur www.inrs.fr.

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